A première vue, on pourrait penser qu’il n’y a plus rien à ajouter. Presque. Car on ne fait jamais tout à fait “le tour” du mouvement zéro déchet. Les défis sont infinis et il y a toujours de nouvelles découvertes à faire à ce sujet, d’autres moyens de faire, d’autres perspectives à apporter.

Réduire ses déchets ne se limite pas à terminer l’année avec un bocal d’1kg de détritus. Il s’agit aussi de se questionner sur comment mieux consommer, en tentant au maximum de limiter la production de déchet à la source, en privilégiant le home made, l’éthique, le fairtrade et le local. Il y a toujours moyen de faire “plus” et de faire “mieux”.

Voici quelques petites choses auxquelles on ne pense pas toujours lorsqu’on se lance dans une démarche zéro déchet et sur lesquelles on peut pourtant agir (si on le désire) :

Alléger sa boîte aux lettres

C’est la règle n°1 du mouvement zéro déchet qui intervient ici : REFUSEZ les tracs publicitaires et le courrier non-indispensable en apposant une petite étiquette “STOP PUB” sur votre boîte aux lettres. C’est assez basique, mais il faut y penser.

La même démarche peut aussi être appliquée à votre boîte aux lettres électronique. Il existe des outils comme Cleanfox par exemple, qui vous permettront de “nettoyer” facilement votre boîte mail pour éviter de se faire inonder de publicités et de spams.

 

La pollution numérique : 4% de nos émissions de gaz à effet de serre

Toutes les nouvelles technologies qui font partie de notre quotidien sont extrêmement polluantes. La fabrication de nos appareils, le stockage des données, le streaming… tout ça consomme énormément d’énergie et produit des millions de tonnes de CO2 par an.

Il est pourtant possible de réduire cette pollution numérique en évitant l’utilisation de la 4G (qui consomme 23 fois plus d’énergie que le WIFI), en réduisant la définition de nos vidéos, en privilégiant le téléchargement plutôt que le streaming, en se déplaçant pour parler à ses collègues de bureau plutôt que de leur envoyer des mails, etc.

 

Une buanderie moins polluante

Dans la buanderie aussi, ça consomme ! Si vous avez un jardin par exemple, vous pourriez envisager de faire sécher vos habits au grand air et de revendre votre séchoir. Vous pouvez aussi fabriquer votre propre produit lessive ainsi que vos produits d’entretiens.

 

Déco : privilégier le local et le DIY

Les éléments de décoration ne constituent pas forcément une source de déchet dans votre maison (sauf si vous en changez souvent). Et pourtant, si tentez d’imaginer comment ont été produits des objets comme votre horloge murale, votre cadre IKEA ou votre guirlande de Noël, vous arriverez vite à la conclusion qu’ils ont généré beaucoup de pollution avant même de venir enjoliver votre intérieur.

On n’y pense pas forcément, mais cela peut être amélioré en faisant de l’upcycling ou en s’intéressant à la provenance et aux méthodes de fabrication de l’objet en question.

 

Commencer un potager

Pourquoi commencer un potager si on achète déjà ses légumes en vrac chez un épicier ? Outre le fait que c’est ultra-gratifiant de faire pousser quelque chose, vos propres légumes consommeront d’office moins d’énergie que ceux achetés dans votre magasin bio. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils n’auront pas été conditionnés, ni transportés.

Si vous habitez en appartement, il est possible de faire pousser ses légumes en intérieur et il y a aussi l’option des potagers collectifs ! À noter que les outils de jardin peuvent être empruntés ou achetés collectivement avec votre voisinage, et qu’il est évidemment indispensable de bannir les pesticides chimiques pour conserver une démarche zéro déchet.

 

Arrêter de fumer

Déforestation, épuisement et acidification des sols, conditionnement, transports, pollution de l’eau par les mégots : l’industrie du tabac est ultra-polluante et a un impact redoutable sur l’environnement. Si vous hésitiez encore, c’est le moment, c’est l’instant.

 

Mais surtout : avancez à votre rythme

Cette liste pourrait s’étendre à l’infini tant le mouvement zéro déchet est large et peut toucher tous les domaines de notre vie. On aurait pu aussi citer par exemple la limitation de notre consommation d’eau potable, le choix des moyens de déplacement, le type d’énergie utilisé pour le logement, les vacances, la nourriture, etc.

N’oubliez cependant pas que “le mieux est l’ennemi du bien et qu’il ne faut pas vouloir toujours atteindre la perfection au risque de culpabiliser et d’être complètement paralysé(e) par la charge mentale que cela implique. Commencez quelque part. Si ce n’est pas parfait, ce n’est pas grave. L’essentiel est de s’y retrouver, d’avancer et de s’épanouir dans une démarche qui nous tient à cœur.

 

Source : RTBF