Une usine de Créteil (Val-de-Marne) réceptionne deux tiers des détritus infectés des hôpitaux franciliens. Avec la deuxième vague du Covid-10, le nombre de déchets a largement augmenté.

Sacs et boîtes jaunes sont empilés dans ce qui ressemble à un grand hangar. À l’intérieur de ces récipients, des gants, des masques, des blouses ou encore des seringues. Ils viennent des hôpitaux, des laboratoires ou des maisons de retraite en Île-de-France.

À Créteil, dans le Val-de-Marne, une usine exploitée par Suez s’occupe de deux tiers des détritus infectés des hôpitaux franciliens. Avec le Covid-19, l’activité a grossi. « Aujourd’hui, par exemple, on traite à peu près 370 tonnes par semaine de déchets d’activité de soin. Alors, qu’habituellement, on en reçoit 270 tonnes par semaine », constate Marie-Christine Viratelle, directrice de l’usine de déchets de Créteil. Une augmentation significative qui n’atteint toutefois pas le pic de la première vague pendant lequel l’usine réceptionnait jusqu’à 400, 420 tonnes de déchets par semaine.

 

Une expérimentation pour recycler les déchets infectieux

Pour le traitement de ces déchets infectieux, l’incinération ou l’enfouissement sont obligatoires. Mais à Avelin, dans le Nord, une entreprise a obtenu une dérogation pour les recycler. Ce recyclage est pour l’instant unique en France à cause de la dangerosité des déchets traités.

« Je suis convaincue qu’aujourd’hui nous pouvons développer des systèmes de recyclage et mettre en place des filières de recyclage qui respectent toutes les normes sanitaires les plus strictes possibles », avait réagi Brune Poirson, alors secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, lors d’une visite de l’usine en mai.

 

Source : Ouest France