Des initiatives technologiques voient le jour pour aider les français à résoudre le casse-tête des différents logos, des différentes poubelles, et des emballages à recycler ou non.

 

Seule la moitié des français déclarent trier systématiquement ses déchets. Ceux qui ne trient pas déclarent que cela est dû soit au manque de lisibilité du système de tri, soit en raison du manque d’initiatives pour encourager le recyclage. 354 kilos de déchets sont émis en moyenne chaque année par chaque Français, 514 kilos à l’échelle de la collectivité.  Même si les français s’améliorent chaque année, les collectivités territoriales et les entreprises de gestion de déchets doivent faire appel aux nouvelles technologies pour accélérer ce mouvement, encourager le recyclage et l’économie circulaire.

Ne plus se tromper de poubelle grâce à une application mobile

L’année dernière, pour transformer le système du tri des déchets, le gouvernement a adopté une série de mesures, avec notamment l’harmonisation de la couleur des poubelles et l’adoption d’un logo unique.   Mais en attendant la mise en place progressive de ces nouveaux codes couleurs et logos, des initiatives technologiques voient le jour pour aider les français à résoudre le casse-tête des différents logos, des différentes poubelles, et des emballages à recycler ou non. C’est le cas d’Eugène, un boîtier intelligent capable de nous dire instantanément si tel ou tel produit va au tri ou non.
Le gestionnaire de déchets Suez, a également mis à disposition des habitants des collectivités territoriales partenaires une application qui permet au consommateur de toujours déposer ses déchets dans le bon conteneur. Il suffit de scanner le code barres d’un produit pour savoir s’il est recyclable et comment le trier.

Les centres de recyclage aussi utilisent la technologie pour mieux recycler

Des PME du secteur du recyclage ont aussi recours à l’identification visuelle pour tout ou une partie du tri des plastiques. Plas’Tri, est un outil optique portable capable de détecter la composition du plastique: PP, le PE ou le PET. C’est une scannette dotée d’un écran LCD sur lequel s’affiche le type de plastique après pression sur la gâchette.  L’utilisation de Plas’Tri permettrait une économie pouvant aller jusqu’à 3 000 € par mois pour un centre de tri amené à traiter 25 tonnes de plastique par jour.

Mise en relation de producteurs et transformateurs

Plas’Tri donne accès à une plateforme de mise en relation qui permet aux PME de proposer à la vente des balles de plastiques recyclables issues de leurs rebuts ou bien d’acheter à un coût plus faible que celui du marché des balles de plastiques triées qui auraient dû être mises en décharge.
Suez met aussi à disposition de l’industrie agroalimentaire Organix, une “marketplace” qui met en relation des producteurs de déchets organiques (acteurs de la grande distribution, coopératives agricoles…) avec les entreprises de transformation de dechets en bio carburants . Le passage des déchets organiques dans des méthaniseurs permet d’obtenir du biogaz mais aussi de l’électricité et de la chaleur.

S’attaquer aux déchets avec le traçage des cartons

Les entreprises de la foodtech ( Uber Eats, Deliveroo, Frichti …) doivent respecter la date limite de Octobre 2020 pour élaborer un plan incluant des critères de réduction, de réutilisation et de recyclage de leurs emballages en plastique.  Mais les start-ups de livraison sont aussi préoccupées par les objectifs des stratégies dites “zéro déchet”.
L’innovation peut être sans limite pour imaginer un monde avec moins de déchets. On pourrait par exemple, arrêter de jeter les cartons et colis, grâce à des boîtes réutilisables. C’est ce que propose la startup nantaise Living Packets avec « The Box », un colis connecté fabriqué à partir de matériaux recyclables. Grâce aux capteurs qui permettent son traçage,  un même carton  serait réutilisable au moins un millier de fois. La jeune startup a pour objectif de convaincre les géants du e-commerce, pour mettre fin aux tonnes de carton jetées à la poubelle chaque année à chaque envoi.

Sources : Francesoir